Laval


Laértnom. Kroy Wen. Cebéuq. Sirap. Emor.

Ce ne sont pas toutes les villes qui se lisent dans les deux sens. Laval, oui.
Laval est un palindrome.

C’est beau une ville la nuit.
Une ville, ça a une odeur.
Une ville, ça a des piétons, une ville ça se marche, une ville ça se visite.
Une ville, ça a un centre-ville.
Une ville, on s’y croise, on s’y re-croise.
Dans une ville, il y a des dîners en ville.
D’une ville, on envoie des cartes postales.

Une ville est lumière.
Une ville est éternelle.
Une ville est martyre.
Une ville on s’en empare.
Une ville ça se bombarde.
Une ville ça se libère.

Une ville, ça s’aime.
Ça s’aime au point de l’écrire sur des T-shirt avec un coeur rouge à la place de aime.
Le coeur de la ville.

Il n’y a plus de maire à Laval. C’est un accord parfait, je ne toucherais plus à rien. Il ne peut pas y avoir de maire à Laval, puisque Laval n’est pas une ville. Laval n’est qu’un palindrome.

« Esope reste ici et se repose ». C’est aussi un palindrome.

Laval, c’est une chambre. Une chambre aux murs blancs. C’est pour dormir. Ou mourir.

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