Un jour chez Martineau


Richard Martineau se positionne désormais clairement comme un journaliste d’extrême-droite, il ne lui reste plus qu’à l’assumer. Petite histoire d’un jour sur son blogue.

De droite me répondrez-vous ? Non, d’extrême-droite.

Plus bas, trois billets issus du blogue de Martineau, tous trois datés d’aujourd’hui, le 5 décembre 2011. On ne m’accusera pas d’avoir fait des recherches profondes et malhonnêtes dans l’ensemble de son oeuvre, c’est simplement sa production du jour.

Allez-y, tout est là.

Juste avant, petit rappel d’une définition utile de l’extrême-droite, par Wikipédia :

Les partis politiques qualifiés d’extrême-droite ne se définissent pas eux-mêmes par ce biais, rendant ainsi difficile une véritable catégorisation politique. Leur nationalisme affirmé est alors la principale raison de les classer à droite de la droite. Néanmoins, ces partis s’adressent d’abord à un électorat populaire, suivant une ligne anti-élite, et proposant souvent des mesures sociales ne correspondant pas avec les partis traditionnellement à droite. Ils peuvent également concentrer certains thèmes, parfois un traditionalisme religieux poussé, parfois au contraire un néo-paganisme, voire éventuellement des idéologies fascistes, etc. Xénophobie, bellicisme, racisme ou nostalgie peuvent également être présents.

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Commençons donc par sa « citation du jour » :

« Nier les racines catholiques de la France est une aberration. L’architecture de notre spiritualité, de notre métaphysique, de notre esthétique, notre rapport à la féminité, à l’enfance, à la démocratie… tout a été complètement structuré par le catholicisme romain. C’est un fait historique. Pourquoi devrait-on le nier ? » Denis Tillinac.

Qui est Denis Tillinac ? C’est un écrivain catholique traditionaliste de la droite dure française, proche de l’UMP (le parti de Sarkozy) à qui il recommande une alliance avec le Front National. Dans le roman de Frédéric Deslauriers (2011), Les Deux-Cents jours de Marine Le Pen, où Marine Le Pen gagne l’élection présidentielle de 2012, Denis Tillinac devient ministre de l’Éducation nationale.

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Dans la même journée, toujours sur le blogue de Martineau, l’histoire du maire du Mont-Royal qui a décidé d’enlever la crèche devant l’hôtel de ville. Qui est pointé du doigt ?

Je cite Martineau : « Les Juifs voulaient leurs décorations, les Musulmans itou… ».

Bien sûr, les Juifs et les Musulmans veulent toujours leurs décorations à Noël, c’est bien connu.

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Plus tôt ce matin, toujours à la même place, un billet sur la problématique de l’unilinguisme. On se dit que ça va donner un break aux Juifs et aux Arabes. Ben non. Le problème de l’unilinguisme, c’est « comme le foulard », vous aviez fait le lien bien sûr !

Et de citer, avec des guillemets :

« Plus vous dites qu’il ne faut pas le porter, plus on a le goût de le faire. On prendra ce morceau de tissu que vous honnissez tant et on le brandira partout où vous voulez l’interdire. On en fera un drapeau, un symbole identitaire, un cri de ralliement. Il représentera notre différence. »

Qui est cité ainsi ? « certaines musulmanes ».

Guillemets du racisme, de la honte et de la malhonnêteté, c’est une citation inventée par votre serviteur.

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Pour finir, après tout moi aussi j’ai des lectures, ces mots de Primo Lévi, en introduction de Si c’est un homme, livre écrit entre 1945 et 1947, à son retour d’Auschwitz :

Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c’est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non.
Considérez si c’est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu’à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N’oubliez pas que cela fut,
Non, ne l’oubliez pas :
Gravez ces paroles dans votre cœur,
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants,
Ou que votre maison s’écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

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Qu’est-ce que je veux insinuer ? Rien. Comme Martineau.